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Un compromis : la numérisation de l’argentique

mercredi 3 décembre 2003, par Bernard

La remise en cause du système argentique fera qu’il y aura moins de choix dans les pellicules, et que l’offre et le coût des travaux risquent de se dégrader. Ça risque d’être vrai pour la diapositive, mais va-t-on remplacer les appareils jetables qui exploitent l’énorme tolérance de leurs pellicules. Ceci devrait maintenir une prestation suffisante sur le traitement des négatifs couleurs.

Les 2 systèmes vont chercher à fusionner. En effet, pour assurer leur survie, les laboratoires offrent de plus en plus de prestations numériques, par exemple :

- Transfert sur CD des photos argentiques (avec planche index)

- Copie de la carte mémoire sur CD (éventuellement avec des tirages)

- Tirages à partir de fichiers numériques

Le coût des consommables pour tirer les photos numériques sur une imprimante personnelle est important. Il faut les réserver uniquement à un besoin immédiat. Les laboratoires peuvent les faire sur des papiers qualité photo dans l’heure.

Puisque les négatifs sont transférés sur CD et que les tireuses tirent à partir des fichiers numériques, il n’y a plus besoin des tirages livrés avec les négatifs. On peut simplement récupérer le CD pour voir les photos sur son ordinateur (ou lecteur DVD) et ne faire tirer que celles que l’on souhaite.

Ainsi, tant que, à qualité égale, le coût de la photo argentique sera inférieur, il sera possible de faire du numérique avec de l’argentique. Toutefois, les appareils numériques gardent l’avantage de la photo visible tout de suite.

Autre solution : le scanner de film. Cette solution est coûteuse (au moins équivalente au prix d’un appareil numérique) et laborieuse (les réglages ne sont pas faciles et le temps de scan est long). De plus, à définition équivalente, une image prise avec un appareil numérique est meilleure que le scan d’une pellicule. Cependant c’est un investissement qui permet de passer en numérique son stock de photos argentiques (voir l’ utilisation du scanner de film).

Le scan des négatifs permet aussi de récupérer des images fortement contrastées. Il suffit de ne pas chercher à augmenter le contraste, ce que fait obligatoirement un tirage sur papier couleur. Par exemple, sur une photo d’intérieur prise au flash, les premiers plans sont clairs et l’image s’assombrit vite quand on s’éloigne de l’appareil. Le fond de la pièce est plus visible sur le négatif que sur un tirage couleur, une prise de vue numérique ou une diapo. Il est facile de le récupérer au scan. Pour un tirage papier en noir et blanc, il suffirait d’utiliser un papier doux (ou un grade faible) sous l’agrandisseur.

Que ce soit par un transfert sur CD (actuellement 1532 x 1024 pixels), avec un scanner de film (jusqu’à 10 millions de pixels, voire plus) ou tout simplement en scannant les tirages, la définition de l’image numérisée n’a pas besoin d’être plus importante que l’usage que l’on veut en faire (affichage sur écran ou tirage format « carte postale ») et il faut conserver le négatif (ou la diapo) original qui pourra être scanné à nouveau (ou agrandi) si besoin d’une définition plus importante. En revanche, avec un appareil numérique, le fichier numérique issu de l’appareil est un original à conserver précieusement (et à sauvegarder).

Le format de transfert sur CD (1,5 millions de pixels) est une solution intéressante pour visualiser ses photos avec un lecteur DVD car au delà, l’image est longue à s’afficher, ou pire, le lecteur DVD se plante.


La photo avec un camescope numérique

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