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Prise en mains du reflex numérique CANON EOS 300D

mercredi 21 janvier 2004, par Bernard

Achat pour la commission photo du CE le 20 janvier 2004

Première impression

Côté prise de vues, la manipulation est identique aux reflex argentiques de la marque :

- choix du mode de prise de vue avec une molette (modes vert, portrait, paysage, sport, macro, nuit et experts : programme, priorité vitesse et diaphragme, semi-auto, profondeur de champ) avec en plus un mode flash coupé

- qualité de la visée reflex

- mise au point sur 7 capteurs (comme l’EOS 300 ou 33, sans la mise au point à l’oeil de l’EOS 30)

- déclenchement immédiat

- flash intégré éloigné de l’objectif et possibilité de mettre un flash externe (série EX) => moins de problèmes avec les yeux rouges (avec la possibilité de les réduire en cas de besoin)

L’image prise s’affiche pendant 2 secondes (par défaut) sur l’écran arrière. Il est impossible d’utiliser cet écran pour prendre la photo, car le capteur ne voit l’image que lors de la prise de vue (présence d’un obturateur et du miroir comme pour un film).

Côté visualisation des images, la manipulation est identique aux autres appareils numériques :

- affichage de la dernière image

- navigation entre les images (avec index et saut de plusieurs images)

- grossissement et navigation dans l’image prise

- etc...

Cet appareil offre ainsi les avantages de la photo numérique et ceux de la prise de vues avec un reflex argentique. Mais il en offre un peu plus :

- Sa sensibilité est réglable de 100 a 1600 ISO, sa balance des blancs est réglable, il est ainsi possible de prendre des photos d’intérieur sans flash, uniquement à partir d’un éclairage artificiel (intéressant pour la photo de spectacle).

- L’image obtenue est plus proche de ce que l’oeil perçoit en comparaison aux films argentiques (et aux capteurs des compacts numériques quand la lumière est faible).

- L’histogramme d’exposition de l’image permet de corriger l’exposition dès la prise de vues (quand il est possible de reprendre une nouvelle image).

Première conclusion : si vous avez les moyens de l’acheter (compter 1400 € avec l’objectif, une carte mémoire suffisante et un sac), il n’y a plus à hésiter !

Points forts

Le point le plus fort de cet appareil, c’est son capteur CMOS au format APS (16 mm x 24 mm, soit 384 mm²). Les capteurs les plus courants sur les compacts numériques (1/1,8") ne font que 38 mm², soit 10 fois moins. Celui du Minolta Dimage A1 (2/3") fait 55 mm². Ce qui explique la plus grande sensibilité de ce capteur. Notez, pour les calculs, que le pouce (") pour un capteur correspond à 16 mm de diagonale (taille de l’image obtenue par les premiers tubes vidéo pour un pouce de diamètre extérieur).

Pour comparaison, le 24x36 fait 864 mm², ce qui laisse une légère avance pour l’argentique, mais, comparé à une pellicule de 400 ISO, le capteur APS est meilleur. En revanche, il se laisse distancer par la pellicule à 800 et surtout à 1600 ISO (voir Chasseurs d’Images de Janvier-Février 2004).

Autre points forts (pour un appareil numérique) : déclenchement quasi immédiat et viseur excellent

Principales caractéristiques

- capteur CMOS 6,3 millions de pixels (3088 x 2056), avec un rapport de 3/2 comme le 24x36, et non de 4/3 comme les compacts numériques.

- carte Compact Flash type I ou II (jusqu’à plusieurs Go, il peut aussi recevoir des micro disques durs)

- supporte tous les objectifs en monture CANON EF (avec un rapport de 1,6 par rapport au 24x36 : un 50 mm devient un 80 mm, mais conserve la profondeur de champ du 50 mm)

- flash intégré ou externe. Attention ! il n’accepte que les flashes CANON de la série EX uniquement (ne déclenche pas les autres)

- 7 capteurs autofocus, mesure évaluative de la lumière sur 35 zones (possibilité de mesure spot avec mémorisation)

- sensibilité 100, 200, 400, 800 ou 1600 ISO

- balance des blancs automatiques, par préréglages ou manuelle

- prise de vue automatique (vert, portrait, paysage, sport, macro, nuit et flash coupé) ou avec les modes experts (programme, priorité vitesse ou diaphragme, semi-auto, profondeur de champ)

- contrôle visuel de la profondeur de champ

- peut prendre jusqu’à 4 photos consécutives au rythme de 2,5 images par seconde

- avec une batterie bien chargée et sans flash, peut prendre jusqu’à 600 photos (à 20 °C)

- affichage rétro-éclairé

Premiers essais

  • Photo de spectacles

Avec la sensibilité poussée à 1600 ISO et la balance des blancs réglée sur "lumière artificielle", j’ai réussi à prendre des photos de spectacle sans flash et au téléobjectif du fond de la salle. Il peut prendre des photos dans des les mêmes conditions qu’un camescope, mais avec 6 millions de pixels ! Le flash, qui était nécessaire en argentique pour corriger la température de couleur, dénaturait légèrement l’éclairage du spectacle. Avec l’EOS 300D, nous nous trouvons dans les mêmes conditions que la prise de vue en noir et blanc, avec la couleur en plus. C’est super !

  • Réactivité

Si sa réactivité est similaire aux reflex argentiques, il faut se méfier quand il n’a pas été utilisé depuis quelques minutes : il se met en veille et il faut quelques secondes pour qu’il redémarre quand on appuie sur le déclencheur. Solution : solliciter le déclencheur quand un événement important se prépare pour ne pas le laisser s’endormir !

Pour en savoir plus : présentation du Canon EOS 300D.

Son seul gros défaut : son prix qui reste encore élevé par rapport à un reflex argentique !

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